Voici une étude intéressante de Mr Philippe FERRANDO.
Malheureusement le site sur lequel elle se trouvait, n'est plus accessible.
Heureusement, bien m'en a pris, car par précaution, j'avais, en son temps, fait une copie dans un fichier doc.
Aujourd'hui, j'ai retrouvé la trace de Philippe Ferrando et je lui ai demandé si je pouvais republier son étude; il m'a donné son autorisation. Donc, je la poste ici pour qu'elle ne soit pas perdue.
Je dois la mettre sur 2 postes successifs car le forum n'accepte pas des messages aussi longs.
Et les planches avec toutes les agrafes se trouvent sur le deuxième poste.
LA SUITE SUR LE POSTE SUIVANTLES AGRAFES A DOUBLE CROCHET - ESSAI DE CLASSIFICATION
Malgré leur relative abondance dans les fouilles de sites du Haut Moyen-Age, les agrafes sont encore des objets assez méconnus. De plus, bien peu de travaux spécifiques leur ont été consacrés en Provence, ou même ailleurs, contrairement à d'autres catégories de mobilier métallique comme les fibules, les statuettes...
Pourtant, leur étude est intéressante : elle débouche, comme celle d'autres d'objets fabriqués en séries, sur des considérations d'ordre technologique et chronologique. Par Philippe FERRANDO
PS : Cette étude sur les agrafes mérovingiennes et carolingiennes devait être diffusée dans une revue scientifique dans les années 90. Mais, du fait qu'il était écrit par un "amateur", sa publication a été refusée par le comité scientifique de l'époque. Sans vouloir polémiquer sur ce fait, j'en profite donc pour le diffuser ici, quinze ans après...
Grand lot d'agrafes à double crochet
1. INTRODUCTION
Malgré leur relative abondance dans les fouilles de sites du Haut Moyen-Age, les agrafes sont encore des objets assez méconnus. De plus, bien peu de travaux spécifiques leur ont été consacrés en Provence, ou même ailleurs, contrairement à d'autres catégories de mobilier métallique comme les fibules, les statuettes...
Pourtant, leur étude est intéressante : elle débouche, comme celle d'autres d'objets fabriqués en séries, sur des considérations d'ordre technologique et chronologique.
Les agrafes font partie des objets utilitaires étroitement liés à la vie quotidienne des personnes qui vivaient sur notre territoire après la fin de l'empire romain. Comme leur nom l'indique, elles servaient surtout à agrafer des vêtements. Elles retenaient deux parties du vêtement, les crochets étant passés dans des trous pratiqués dans l’étoffe ou simplement piqués dans le tissu. On les découvre dans les sites d’habitats, ,,,et assez fréquemment dans les milieux funéraires, ce qui démontre qu’elles servaient aussi d'agrafes de linceul, dites de "suaire".
Les agrafes décrites ci-après ont principalement été trouvées près de la ville d’Arles, notamment en Camargue, mais aussi tout autour du Massif des Alpilles (communes de Saint-Rémy-de-Provence, Tarascon, Graveson, Maillane…).
2. DATATION
Il est difficile de dater les agrafes car le nombre de variétés est considérable et leur morphologie ne change que très peu pendant les quelques siècles d’utilisation. Il est vrai aussi que le plus grand nombre des objets présentés ci-après ont été trouvés en prospection, ce qui n’est pas d’une grande fiabilité pour leur datation. Toutefois, la découverte de quelques agrafes dans des contextes stratigraphiques de fouilles nous permet d'apporter quelques éléments souvent beaucoup plus précis.
Si dans le Nord de la France, les premières agrafes à double crochet semblent apparaître dès l’Empire romain[1], ce n’est sûrement pas le cas dans le Midi de la France, où les plus anciens spécimens seraient de la période mérovingienne, plus précisément de la fin du VIe s., voire du début du VIIe s.[2]. Cela est confirmé par plusieurs fouilles archéologiques menées dans le secteur de la ville d’Arles (Bouches-du-Rhône) où aucune agrafe n’a encore été trouvée dans des niveaux archéologiques d’époque gallo-romaine. C’est également le cas pour les lieux funéraires, notamment pour le grand cimetière des Alyscamps d’Arles, qui n'a livré aucune agrafe dans l’ensemble des tombes fouillées de cette même époque. Seules des nécropoles plus tardives comme celles de Saint-André de Maillane[3] ou celles de la Roque, à Graveson[4] ont en livré quelques exemplaires.
Ici, les agrafes à double crochet ont remplacé les fibules gallo-romaines, puis ont coexisté quelque temps avec les fibules mérovingiennes, pour être, par la suite, les seuls objets utilisés.
Leur disparition est à mettre en relation avec les changements de mode vestimentaire. Les anciennes toges utilisées depuis l’époque romaine font place à des tuniques, chemises... totalement fermées[5]. Les agrafes ne sont donc plus indispensables et ne servent quelquefois, que pour fermer les linceuls des défunts ou encore comme rares bijoux (peut-être jusqu'au XIe ou XIIe siècle).
3. FORMES ET DECORS
Le plus grand nombre des agrafes trouvées sont en bronze, mais quelques exemplaires sont en argent. Enfin, d’autres rares agrafes en fer présentent une oxydation souvent trop importante pour être décrites de manière précise dans cet inventaire.
D'une taille comprise généralement entre 15 et 50 mm, les agrafes suivent selon l'époque une évolution morphologique. Le nombre important de ces objets découverts près de la ville d’Arles (cent trente-neuf exemplaires) permet d’établir une première classification. Celle-ci repose sur la morphologie même des agrafes avec sept groupes différents : agrafes à corps plat horizontal, agrafes à corps cylindrique, agrafes à corps cylindrique entièrement creuses, agrafes à corps plat vertical, agrafes à corps carré ou rectangulaire, agrafes à corps en forme de T et enfin les agrafes présentant une forme spéciale, c‘est-à-dire les inclassables), et sur la présence de variantes (selon leur forme, leur décor...).
À quelques exceptions près, les agrafes sont perforées au centre d’un trou de l’ordre d’un millimètre. Ce trou permettait de fixer une chaînette ou plus souvent ici un fil[6], qui, cousue directement sur le vêtement à l’autre extrémité, évitait la perte de l’objet.
Les décors sont très variés et dépendent, la plupart des cas, de la forme même de l’agrafe. Dans certains cas, les artisans, fabricants d’agrafes, ont suivi la « mode décorative » du moment. C’est le cas, par exemple, des agrafes à corps plat horizontal qui sont, la plupart du temps, décorées par le procédé de l’affrontement symétrique (croix, carrés, stries…). On retrouve très fréquemment ce type de décor sur d’autres bijoux d’époque mérovingienne.
Il faut néanmoins rester prudent quant à cette classification qui reste régionale et qui peut se présenter de manière différente selon les zones de découvertes[7].
4. CATALOGUE
Le catalogue présenté ci-dessous constitue un éventail assez large des découvertes d’agrafes à double crochet provenant du territoire d‘Arles. Toutes sont mesurées[8] (longueur, largeur, hauteur, épaisseur) et représentées dans les planches. Dans certains cas, un ou deux crochets manquent. Ils ont néanmoins été reconstitués, cela pour montrer avec exactitude la forme de l’objet au moment de son utilisation.
Pour élargir la recherche et permettre des comparaisons, les agrafes présentant les mêmes caractéristiques que celles trouvées ici sont signalées pour quasiment chaque type, par le nom du site ou de la commune de découverte.
4.1 Groupe 1 :
Ce premier groupe concerne les agrafes à corps plat horizontal dont les crochets se rattachent à la base du corps et sont repliés sous l'une des faces.
Elles se rapprochent, d'une certaine manière, des fibules gallo-romaines ou mérovingiennes. Ces agrafes sont les plus longues (en moyenne 45 mm) et sûrement les plus anciennes. Elles se caractérisent par leur forme aplatie. Le centre est souvent renflé, cela pour permettre la perforation. Très fragilisées par ce percement, ces agrafes se trouvent quelquefois incomplètes car brisées en leur milieu.
Elles sont généralement ornées de décors géométriques comme le sont les bijoux d’époque mérovingienne : croix, carrés, sillons longitudinaux, ocelles...
Les types 1a et 1b semblent les plus anciens de ce groupe (fin VIe-VIIe s.) et sont sûrement été produits dans la région. Contrairement à cela, le type 1c est plus rare en Provence, mais est plus présent dans d’autres régions de la France. Certains exemplaires, notamment en fer, semblent exister jusqu'au Xe ou XIe s.
Type 1a :
Ce type concerne les agrafes à corps plat horizontal dont la particularité est de posséder des côtés parallèles entre eux. D'une manière générale, elles ne sont décorées que sur le dessus. Les principaux motifs sont des sillons longitudinaux coupés par des séries de deux ou trois sillons transversaux.
Le percement et les décors ont souvent été réalisés maladroitement après démoulage.
n°1. Argent ; L. : 50 mm ; l. : 7 mm ; ép. : 2 mm.
Longue agrafe moulée à corps plat horizontal, décorée sur toute sa longueur de sillons longitudinaux coupés par deux séries de trois sillons transversaux près du centre et par deux sillons transversaux près de chaque crochet.
n°2. Bronze ; L. : 42 mm ; l. : 10 mm ; ép. : 1,5 mm.
Agrafe moulée à corps plat horizontal, décorée (sauf sur la partie bombée) par des sillons longitudinaux compris entre trois sillons transversaux près du centre et entre deux sillons transversaux près de chaque crochet.
n°3. Bronze ; L. : 40 mm ; l. : 7 mm ; ép. : 2,5 mm.
Agrafe moulée à corps plat horizontal, décorée sur toute sa longueur de sillons longitudinaux coupés par quatre séries de deux sillons transversaux.
Type 1b :
Cette variante d'agrafe à corps plat présente une partie centrale plus étroite, généralement peu décorée. L'aspect général de ces agrafes rappelle celui de certaines fibules. Les pieds sont décorés par le procédé de l'affrontement symétrique, pratique assez courante pour les décors d'objets gallo-romains et surtout mérovingiens. Le centre de l’agrafe, qui présente la perforation, est généralement renflé sur le dessus. D’autres exemplaires (n° 7 et 9) ont la particularité de l’être au-dessus et au-dessous du trou.
n°4. Argent ; L. : 37 mm ; l. : 9 mm ; ép. : 1 mm.
Agrafe moulée à corps plat horizontal, à partie centrale légèrement rétrécie, à décor symétrique composé de deux séries de sept à huit sillons longitudinaux entourées de part et d’autre de deux sillons transversaux. La partie bombée située juste au-dessus de la perforation ne présente aucun décor.
La perforation est largement décentrée.
n°5. Bronze ; L. : 52 mm ; l. : 10 mm ; ép. : 1,5 mm.
Agrafe moulée à corps plat horizontal, à partie centrale rétrécie, à décor symétrique composé de chaque côté de quatre à cinq sillons longitudinaux entourés de part et d'autres de deux sillons transversaux.
n° 6. Bronze ; L. : 50 mm ; l. 10 mm ; ép. : 1 mm
Agrafe moulée à corps plat horizontal, à partie centrale légèrement rétrécie, à décor symétrique composé de chaque côté de quatre à cinq sillons longitudinaux entourés de part et d'autres d'un sillon transversal.
La perforation est largement décentrée.
n°7. Bronze ; L. : 45 mm ; l. : 8 mm ; ép. : 1,5 mm.
Agrafe moulée à corps plat horizontal, à partie centrale rétrécie, à décor symétrique composé de chaque côté d'un carré et d'une croix. Sur l'un des côtés, la croix et le carré sont accolés.
Un côté de la partie renflée est décoré de quelques stries entre des sillons transversaux.
n°8. Bronze ; L. : 43 mm ; l. : 8 mm ; ép. : 2 mm.
Agrafe moulée à corps plat horizontal, à partie centrale rétrécie, à décor symétrique composé de chaque côté de 3 séries de sillons transversaux. Entre ces sillons, nous trouvons quelques stries longitudinales.
n°9. Bronze ; L. : 35 mm ; l. : 6 mm ; ép. : 2 mm.
Agrafe moulée à corps plat horizontal, à partie centrale légèrement rétrécie. Le décor est composé de chaque côté de quatre lignes longitudinales formées par de petits carrés.
Type 1c :
Contrairement aux types 1a et 1b où le centre de l'agrafe est renflé, ce type se caractérise par un corps totalement plat et horizontal, sans perforation centrale.
Quelquefois sans décor, certains exemplaires peuvent êtres néanmoins superbement ornementés, notamment d'ocelles séparés par des sillons transversaux, d’ocelles entourés de sillons longitudinaux, croix dissymétrique obtenue par des bords biseautés... On en trouve aussi couramment en fer, généralement très oxydés.
Autres lieux de découvertes : Aubagne (13), Belfort (90), Rodez (12), Lyon (69), Saint-Julien-en-Genevois (74), Genève (Suisse), Salles-la-Sources, Hières-sur-Amby ...
n°10. Bronze ; L. : 44 mm ; l. : 8 mm ; ép. : 1,5 mm.
Agrafe moulée à corps plat horizontal, décorée de trois ocelles décentrés, séparés par une série de deux sillons transversaux.
n° 11. Bronze ; L. : 28 mm ; l. : 4 mm ; ép. : 1 mm.
Agrafe moulée à corps plat horizontal, retravaillée sur les côtés pour former six petits cercles inégaux.
n° 12. Bronze ; L. : 24 mm ; l. : 5 mm ; ép. : 1,5 mm.
Agrafe moulée à corps plat horizontal, retravaillée sur les côtés pour former quatre petits carrés inégaux. Les crochets sont assez larges et sont perpendiculaires au corps plat de l’agrafe.
4.2 Groupe 2 :
Nous intégrons dans ce groupe toutes les agrafes constituées d'un corps cylindrique de section circulaire ou légèrement ovale. Elles ont existé pendant plusieurs siècles, ce qui permet d’obtenir un éventail assez important de variantes.
Type 2a :
Ces agrafes à corps cylindrique de section circulaire se caractérisent par un décor formé de bourrelets entourés, de part et d'autre, d'un ou de plusieurs annelets. Les bourrelets, au nombre de deux ou de trois, sont généralement ornés de stries longitudinales.
Près d’un tiers des agrafes composant ce type sont en argent, ce qui en fait, grâce à leur esthétique, de véritables bijoux. Elles semblent également être les plus anciennes de la série des agrafes cylindriques (seconde moitié du VIIe-VIIIe siècle)[9].
Le grand nombre d’exemplaires trouvés dans le secteur d’Arles laisse penser que nous avons affaire à un ou plusieurs ateliers d’origine régionale.
Autre lieu de découvertes : Caen, Villiers-le-sec, Rodez (12), Vienne (38)...
n° 13. Argent ; L. : 31 mm ; h. : 4,5 mm ; ép. : 4 mm.
Agrafe moulée à corps cylindrique de section circulaire prolongé aux extrémités par deux crochets. Elle est composée de trois bourrelets limités sur leurs côtés par un annelet. Les bourrelets sont décorés de petites stries longitudinales formées par alignements de petits traits. Un trou est percé dans le bourrelet central, plus petit.
n° 14. Argent ; L. : 27 mm ; h. : 4,5 mm ; ép. : 3,5 mm.
Agrafe moulée à corps cylindrique de section circulaire prolongé aux extrémités par deux crochets. Elle est composée de trois bourrelets limités sur leurs côtés par un annelet. Les bourrelets sont décorés de petites stries longitudinales formées par alignements de petits traits situés en biais. Un trou est percé dans le bourrelet central, plus petit.
n° 15. Argent ; L. : 26 mm ; h. : 4,5 mm ; ép. : 3 mm.
Agrafe moulée à corps cylindrique légèrement aplati, composée de trois bourrelets décorés de petites stries longitudinales. Le bourrelet central, plus petit, comporte de part et d'autre un seul annelet. Pour les deux autres, en contact avec les crochets, l'un présente deux annelets, l'autre trois. Un trou est percé dans le bourrelet central.
n° 16. Bronze ; L. : 38 mm ; h. : 7 mm ; ép. 5 mm.
Agrafe moulée à corps cylindrique, composée de trois bourrelets. Les deux bourrelets des côtés présentent, près des crochets, un annelet et sont décorés de petites stries longitudinales. Il est vraisemblable que le petit bourrelet central, sans décor, a été taillé après démoulage. Un trou est percé dans le bourrelet central.
n° 17. Bronze ; L. : 36 mm ; h. : 4,5 mm ; ép. : 4 mm.
Agrafe moulée à corps cylindrique, composée de trois bourrelets de taille identique limités de part et d'autre par deux annelets. Ces bourrelets sont décorés de petites stries longitudinales. Un trou est percé dans le bourrelet central.
n° 18. Bronze ; L. : 35 mm ; h. : 5 mm ; ép. : 5 mm.
Agrafe moulée à corps cylindrique, composée de trois bourrelets de taille identique limités de part et d'autre par deux annelets. Ces bourrelets sont décorés de petites stries longitudinales. Un trou est percé dans le bourrelet central.
n° 19. Bronze ; L. : 34 mm ; h. : 5 mm ; ép. : 3 mm.
Agrafe moulée à corps cylindrique légèrement aplati, composée de trois bourrelets de taille identique décorés de petites stries longitudinales. Le bourrelet central comporte de part et d'autre un seul annelet, alors que les deux autres comportent, près des crochets, deux annelets. Un trou est percé dans le bourrelet central.
n° 20. Bronze ; L. : 34 mm ; h. : 6 mm ; ép. : 5,5 mm.
Agrafe moulée à corps cylindrique, composée de trois bourrelets de taille identique limités de part et d'autre par un annelet. Ces bourrelets ne sont pas décorés. Un trou est percé dans le bourrelet central.
n° 21. Bronze ; L. : 34 mm ; h. : 4 mm ; ép. : 4 mm.
Agrafe moulée à corps cylindrique, composée de trois bourrelets limités de part et d'autre par deux annelets. Ces bourrelets sont décorés de petites stries longitudinales. Un trou est percé dans le bourrelet central.
n° 22. Bronze ; L. : 30 mm ; h. : 4 mm ; ép. : 4 mm.
Agrafe moulée à corps cylindrique composée de deux bourrelets, chacun limité, du côté des crochets, par une série de quatre annelets. Le centre de l’agrafe qui présente le trou de suspension est composé de trois annelets. Cette agrafe ne présente aucun décor particulier.
n° 23. Bronze ; L. : 29 mm ; h. : 3,5 mm ; ép. : 3 mm.
Agrafe moulée à corps cylindrique composée de trois bourrelets limités de part et d'autre par un annelet. Ces bourrelets sont décorés de petites stries longitudinales. Un trou est percé dans le bourrelet central, de taille plus petite que les deux autres.
n° 24. Bronze ; L. : 29 mm ; h. : 3,5 mm ; ép. : 4 mm.
Agrafe moulée à corps cylindrique, composée de trois bourrelets limités de part et d'autre par un annelet. Ces bourrelets sont décorés de petites stries longitudinales. Un trou est percé dans le bourrelet central, de taille plus grande que les deux autres.
n° 25. Bronze ; L. : 27 mm ; h. : 4 mm ; ép. : 3,5 mm.
Agrafe moulée à corps cylindrique, composée de trois bourrelets de taille identique limités de part et d'autre par deux annelets. Ces bourrelets sont décorés de petites stries longitudinales. Un trou est percé dans le bourrelet central.
n° 26. Bronze ; L. : 26 mm ; h. : 4 mm ; ép. : 2,5 mm.
Agrafe moulée à corps cylindrique, composée de trois bourrelets limités de part et d'autre par deux annelets. Ces bourrelets sont décorés de petites « dents de loup ». Un trou est percé dans le bourrelet central, de taille plus petite que les deux autres.
n° 27. Bronze ; L. : 26 mm ; h. : 5,5 mm ; ép. : 4,5 mm.
Agrafe moulée à corps cylindrique composée de trois bourrelets. Le bourrelet central présente, de chaque côté, deux annelets. L’agrafe ne présente aucun décor particulier. Un trou est percé dans le bourrelet central.
n° 28. Bronze ; L. : 24 mm ; h. : 3,5 mm ; ép. : 4 mm.
Agrafe moulée à corps cylindrique composée de deux bourrelets limités de part et d'autre par un annelet. Ces bourrelets sont décorés de petites stries longitudinales. Un trou est percé dans l’annelet central.
n°29. Fer ; L. : 33 mm ; h. : 4,5 mm ; ép. : 4 mm.
Agrafe moulée à corps cylindrique, composée de trois bourrelets de taille identique limités de part et d'autre par un annelet. Ces bourrelets ne sont pas décorés. Un trou est percé dans le bourrelet central.
Type 2b :
Ce type d’agrafes cylindriques de section circulaire se rapproche morphologiquement du type 1a présenté ci-dessus. Cependant, nous ne retrouvons plus la représentation des bourrelets liés à des annelets, caractéristique principale du type 1a. Généralement, la partie centrale de l’agrafe est plus large que les côtés et quelquefois la forme se rapproche un peu de celle d’un losange allongé. Les décors incisés après démoulage reprennent généralement le principe du bourrelet et de l’annelet. Mais nous trouvons aussi d’autres décors plus variés tels que des « dents de loup », des séries de petites stries longitudinales entre deux stries transversales, des stries longitudinales coupées par des stries transversales...
Tous les exemplaires possèdent un trou de suspension.
Autres lieux de découverte : Vindrac, Salles-la-Source.
n°30. Bronze ; L. : 46 mm ; h. : 6 mm ; ép. : 5 mm.
Agrafe moulée à corps cylindrique et légèrement aplati. Le décor est constitué de quatre séries de deux stries transversales, deux autour du trou central et deux en bordure de chaque crochet. Des stries longitudinales maladroitement incisées sont présentes tout autour et sur toute la longueur de l'agrafe.
n° 31. Bronze ; L. : 45 mm ; ; h. : 6,5 mm ; ép. : 6 mm.
Agrafe moulée à corps cylindrique de section circulaire en forme de losange allongé. Le décor est constitué de trois séries de deux stries transversales comprenant, à l'intérieur, de petites stries.
n° 32. Bronze ; L. : 37 mm ; h. : 4,5 mm ; ép. : 3 mm.
Agrafe moulée à corps cylindrique de section circulaire en forme de losange allongé. Le décor est constitué de quatre séries de deux stries transversales, deux autour du trou central et deux en bordure de chaque crochet. Des stries longitudinales maladroitement incisées sont présentes tout autour et sur toute la longueur de l'agrafe.
n° 33. Bronze ; L. : 37 mm ; h. : 5,5 mm ; ép. : 4,5 mm.
Agrafe moulée à corps cylindrique de section circulaire. Le décor est constitué de deux séries de deux stries transversales autour du trou central et de deux séries de trois stries transversales en bordure de chaque crochet.
n° 34. Bronze ; L. : 35 mm ; h. : 5,5 mm ; ép. : 4 mm.
Agrafe moulée à corps cylindrique de section circulaire en forme de losange allongé. Elle est décorée d’incisions en forme de « dents de loup » de part et d'autre du trou de suspension. Ces dents de loup sont limitées de chaque côté par deux stries transversales.
n° 35. Bronze ; L. : 33 mm ; h. : 4,5 mm ; ép. : 4 mm.
Agrafe moulée à corps cylindrique de section circulaire. Le décor est constitué d’une strie transversale de chaque côté du trou central et de deux stries en bordure de chaque crochet. De petites stries longitudinales maladroitement incisées sont disposées entre les stries transversales.
n° 36. Bronze ; L. : 31 mm ; h. : 5 mm ; ép. : 5 mm.
Agrafe moulée à corps cylindrique de section circulaire. Le décor reprend le principe du bourrelet et de l’annelet mais sans les réaliser vraiment. Il est composé de quatre stries transversales, une de chaque côté du trou central et une en bordure de chaque crochet. L’agrafe présente, sur tout son pourtour, un décor en « dents de loups ».
n° 37. Bronze ; L. : 30 mm ; h. : 5 mm ; ép. : 4,5 mm.
Agrafe moulée à corps cylindrique de section circulaire. Le décor est constitué de quatre séries de deux stries transversales, une de chaque côté du trou central et une en bordure de chaque crochet. De petites stries longitudinales sont visibles entre les stries transversales.
n° 38. Bronze ; L. : 28 mm ; h. : 5,5 mm ; ép. : 4,5 mm.
Agrafe moulée à corps cylindrique de section circulaire. Le décor est constitué de quatre stries transversales, une incisée de chaque côté du trou central et une en bordure de chaque crochet. De petites stries longitudinales sont visibles entre les stries transversales, tout autour de l’agrafe.
Type 2c :
Ce type se rapproche du type 1a et se caractérise aussi par un corps cylindrique de section circulaire prolongé aux extrémités par deux crochets.
L'agrafe est néanmoins plus grossière et sans aucune strie décorative. Les annelets et les bourrelets sont larges et bien arrondis, les crochets assez épais.
Autre lieu de découverte : Cornol (Suisse)
n° 39. Bronze ; L. : 37 mm ; h. : 6 mm ; ép. : 6 mm.
Agrafe moulée à corps cylindrique, composée de deux bourrelets limités de part et d'autre par un gros annelet. Elle ne présente pas de trou de suspension.
n° 40. Bronze ; L. : 35 mm ; h. : 5 mm ; ép. : 4,5 mm.
Agrafe moulée à corps cylindrique, composée de quatre bourrelets inégaux et un annelet maladroitement taillé après démoulage. Le trou de suspension se présente dans le bourrelet central.
Type 2d :
Ce type d'agrafe cylindrique de section circulaire se caractérise par la présence de petits annelets de taille et de diamètre identiques sur toute la longueur.
Autre lieu de découverte : Rouen.
n° 41. Bronze ; L. : 18 mm ; h. : 3 mm ; ép. : 3,5 mm.
Agrafe moulée à corps cylindrique, prolongée aux extrémités par deux petits crochets inégaux. Elle est formée d’un alignement de dix petits annelets de taille quasiment identique. Elle ne présente pas de trou de suspension.
Type 2e :
Ce type concerne les agrafes cylindriques de section circulaire, légèrement aplaties sur les côtés, dont le décor ne se présente plus sous la forme d’annelets, mais sous forme de stries transversales, quelquefois légèrement obliques, sur une partie ou sur l'ensemble du corps. Quelquefois, cela donne l'apparence d'une cordelette enroulée sur une tige. La nécropole de Blussangeaux (Doubs) a livré, dans une des tombes fouillées, deux agrafes de ce même type liées entre elles par une chaînette.
Les agrafes numéros 43 et 44 ont vraisemblablement été fabriquées dans le même atelier.
Autres lieux de découverte : Lachapelle, Monségur, Montbéliard.
n° 42. Bronze ; L. : 29 mm ; h. : 4 mm ; ép. : 3 mm.
Agrafe moulée à corps cylindrique de section circulaire, légèrement aplatie sur les côtés. Des stries transversales légèrement obliques, disposées de part et d'autre du trou de suspension, ont été incisées après démoulage.
n° 43. Bronze ; L. : 28 mm ; h. : 4 mm ; ép. : 3 mm.
Agrafe moulée à corps cylindrique de section circulaire, légèrement aplatie sur les côtés, décorée tout autour et sur toute sa longueur de stries transversales.
Le centre de l'agrafe est percé.
n° 44. Bronze ; L. : 27 mm ; h. : 4 mm ; ép. : 3 mm.
Agrafe moulée à corps cylindrique de section circulaire, légèrement aplatie sur les côtés. Le décor se présente sous la forme de stries transversales disposées de part et d'autre du trou de suspension.
Type 2f :
Ce type se rapproche des types décrits précédemment, mais un travail plus important a été effectué sur les angles de l’agrafe, après démoulage, cela pour former une série de petits ovales. Les deux exemplaires présentés ci-dessous proviennent vraisemblablement du même atelier.
Un trou est percé au centre de l’agrafe.
n° 45. Bronze ; L. : 30 mm ; h. : 4 mm ; ép. : 3 mm.
Agrafe moulée à corps cylindrique, légèrement aplatie sur les côtés. Le décor se présente sous la forme de sept petits ovales maladroitement entaillés après démoulage.
n° 46. Bronze ; L. : 26 mm ; h. : 5 mm ; ép. : 3 mm.
Agrafe moulée à corps cylindrique, légèrement aplatie sur les côtés. Le décor se présente sous la forme de sept petits ovales maladroitement entaillés après démoulage. Les deux ovales situés en bordure des crochets ont une forme qui se rapproche de celles des annelets du type 1a.
Type 2g :
Agrafe moulée à corps cylindrique de section circulaire dont les bordures ont été recourbées vers le bas. Elle a la particularité de ne pas posséder de crochets pointus comme c’est le cas pour tous les autres exemplaires. Par contre, les bordures se terminent par un petit gland de chaque côté.
L’agrafe ne possède pas de trou de suspension. Cette agrafe est sûrement plus récente (après le Xe s.). Elle devait servir de complément à une armure ou une ceinture, par exemple.
Autre lieu de découvertes : Lyon (Rhône).
n° 47. Bronze ; L. : 40 mm ; h. : 3 mm ; ép. : 3 mm.
Agrafe moulée à corps cylindrique de section circulaire, dont les bordures ont été recourbées vers le bas. Les terminaisons se présentent sous la forme d’un petit gland.
Elle ne présente pas de trou de suspension ni de décor particulier.
Type 2h :
Ce type d’agrafe, toujours à corps cylindrique de section circulaire, se rapproche morphologiquement du type 2g, mais a la particularité, outre les crochets, d’être long (7 cm) et surtout entièrement torsadé.
n° 48. Bronze ; L. 70 mm ; h. : 4 mm ; ép. : 4 mm.
Agrafe moulée à corps cylindrique de section circulaire, dont quasiment tout le corps est torsadé.
Elle ne présente pas de trou de suspension.
