Petite histoire de ma région
Modérateur : Fadista
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Petite histoire de ma région
L’épopée de « la Française »
Si l’ère industrielle de Vierzon a commencé en 1777, lorsque le Comte d’Artois, futur Charles X installe une forge dans un quartier qui dorénavant portera ce nom, c’est bien l’aventure du machinisme agricole qui a donné à Vierzon une des plus belles pages de sa renommée nationale.
Le pionnier La tradition industrielle est donc depuis longtemps ancrée à Vierzon lorsqu’un homme, Célestin Gérard, compagnon menuisier, effectue son tour de France et s’y arrête.
Sa première batteuse, qu’il avait créée pour son père est remarquée par un riche propriétaire des environs. Très vite le bouche à oreille lui assure une clientèle locale importante qu’il n’hésite pas à démarcher à domicile.
Le 15 octobre 1848 il ouvre, face à la gare, un atelier de réparations pour ses matériels.
Il se transformera bientôt en un véritable atelier de production en série.
Génial inventeur, Célestin Gérard est à l’origine de la première batteuse mobile de France. Mais surtout, il révolutionne l’utilisation de la force motrice en créant, en 1861, la première locomobile qui remplacera dorénavant le manège à chevaux. Grâce à ses inventions (25 brevets, plus de 300 médailles d’or et d’argent), Napoléon III en personne le fait Chevalier de la Légion d’honneur le 05 janvier 1868.
Son petit atelier est devenu grand au fil des ans.
De 1848 à 1879, ce sont 500 ouvriers qui ont produit plus de 2500 locomobiles et 3500 batteuses.
Sept hectares au service du « Vierzon »
Quand Gérard, diminué, revend ses ateliers en 1879, ce sont 7000 m² face à la gare qui constituent le patrimoine foncier initial de la Société Française de Matériel Agricole dirigée par Lucien Arbel.
Très vite le succès rend les locaux étroits et il faut penser à s’agrandir.
C’est d’abord le parc de Bel Air, dépendance de la manufacture de porcelaine voisine qui est racheté.
Les nouveaux ateliers qui vont être montés sur un modèle Eiffel (poutrelles métalliques), porteront des noms évocateurs pour l’époque : atelier du Nouveau Tonkin, atelier du Canal… Au total ce sont sept hectares en forte dénivellation depuis la gare jusqu’au Canal de Berry qui seront dévolus à la gloire du « Vierzon ».
La diversification est le mot d’ordre en ce début de XXème siècle. De nouveaux matériels émergent : bancs de scies, presses à paille, pompes à eau et surtout les tracteurs, à partir de 1934. Des tracteurs dont le bruit caractéristique des générations de 401, 551, 302 ou encore 201 résonne encore aux oreilles de ceux qui les ont utilisés… Vierzon c’est alors 70% de la production de machines agricoles françaises. La crise
Les aléas économiques des années 1920 et 1930 ainsi que la deuxième guerre mondiale ouvrent une ère de crise au sein de l’entreprise.
La concurrence des Mack-Cormick et autres Fergusson due au plan Marshall devient insupportable pour l’usine locale.
Le dernier soubresaut de l’aventure s’achèvera aux Etats Unis avec le rachat de l’usine par le géant américain Case.
C’est en 1958 que le géant des travaux publics rachète l’antique Société Française.
Case élimine ainsi un concurrent et permet son implantation sur le sol européen.
Continuant quelque temps la production de tracteurs agricoles, c’est très vite la catastrophe pour l’usine dont le dernier modèle sorti ne fonctionne pas.
On est obligé de rappeler les cinq cents exemplaires déjà vendus.
L’expérience a assez duré et l’administration américaine fait de Vierzon un simple site d’assemblage pour les backhoes américains.
La séculaire tradition agricole est bel et bien finie à l’aube des années 1970. Les quelques 1000 ouvriers perpétueront encore une vingtaine d’années le souvenir d’une forte activité industrieuse sur ce site.
Ils ne seront plus que 270 lorsque la direction annonce la cessation totale d’activité en 1995.
Le mot fin est alors apposé sur plus de cent années de machinisme agricole à Vierzon…
Reste la demeure de Celestin Gérard, devenue maintenant un restaurant>. Images : (Archives municipales Vierzon)
Texte : (Gérard Pain)
Si l’ère industrielle de Vierzon a commencé en 1777, lorsque le Comte d’Artois, futur Charles X installe une forge dans un quartier qui dorénavant portera ce nom, c’est bien l’aventure du machinisme agricole qui a donné à Vierzon une des plus belles pages de sa renommée nationale.
Le pionnier La tradition industrielle est donc depuis longtemps ancrée à Vierzon lorsqu’un homme, Célestin Gérard, compagnon menuisier, effectue son tour de France et s’y arrête.
Sa première batteuse, qu’il avait créée pour son père est remarquée par un riche propriétaire des environs. Très vite le bouche à oreille lui assure une clientèle locale importante qu’il n’hésite pas à démarcher à domicile.
Le 15 octobre 1848 il ouvre, face à la gare, un atelier de réparations pour ses matériels.
Il se transformera bientôt en un véritable atelier de production en série.
Génial inventeur, Célestin Gérard est à l’origine de la première batteuse mobile de France. Mais surtout, il révolutionne l’utilisation de la force motrice en créant, en 1861, la première locomobile qui remplacera dorénavant le manège à chevaux. Grâce à ses inventions (25 brevets, plus de 300 médailles d’or et d’argent), Napoléon III en personne le fait Chevalier de la Légion d’honneur le 05 janvier 1868.
Son petit atelier est devenu grand au fil des ans.
De 1848 à 1879, ce sont 500 ouvriers qui ont produit plus de 2500 locomobiles et 3500 batteuses.
Sept hectares au service du « Vierzon »
Quand Gérard, diminué, revend ses ateliers en 1879, ce sont 7000 m² face à la gare qui constituent le patrimoine foncier initial de la Société Française de Matériel Agricole dirigée par Lucien Arbel.
Très vite le succès rend les locaux étroits et il faut penser à s’agrandir.
C’est d’abord le parc de Bel Air, dépendance de la manufacture de porcelaine voisine qui est racheté.
Les nouveaux ateliers qui vont être montés sur un modèle Eiffel (poutrelles métalliques), porteront des noms évocateurs pour l’époque : atelier du Nouveau Tonkin, atelier du Canal… Au total ce sont sept hectares en forte dénivellation depuis la gare jusqu’au Canal de Berry qui seront dévolus à la gloire du « Vierzon ».
La diversification est le mot d’ordre en ce début de XXème siècle. De nouveaux matériels émergent : bancs de scies, presses à paille, pompes à eau et surtout les tracteurs, à partir de 1934. Des tracteurs dont le bruit caractéristique des générations de 401, 551, 302 ou encore 201 résonne encore aux oreilles de ceux qui les ont utilisés… Vierzon c’est alors 70% de la production de machines agricoles françaises. La crise
Les aléas économiques des années 1920 et 1930 ainsi que la deuxième guerre mondiale ouvrent une ère de crise au sein de l’entreprise.
La concurrence des Mack-Cormick et autres Fergusson due au plan Marshall devient insupportable pour l’usine locale.
Le dernier soubresaut de l’aventure s’achèvera aux Etats Unis avec le rachat de l’usine par le géant américain Case.
C’est en 1958 que le géant des travaux publics rachète l’antique Société Française.
Case élimine ainsi un concurrent et permet son implantation sur le sol européen.
Continuant quelque temps la production de tracteurs agricoles, c’est très vite la catastrophe pour l’usine dont le dernier modèle sorti ne fonctionne pas.
On est obligé de rappeler les cinq cents exemplaires déjà vendus.
L’expérience a assez duré et l’administration américaine fait de Vierzon un simple site d’assemblage pour les backhoes américains.
La séculaire tradition agricole est bel et bien finie à l’aube des années 1970. Les quelques 1000 ouvriers perpétueront encore une vingtaine d’années le souvenir d’une forte activité industrieuse sur ce site.
Ils ne seront plus que 270 lorsque la direction annonce la cessation totale d’activité en 1995.
Le mot fin est alors apposé sur plus de cent années de machinisme agricole à Vierzon…
Reste la demeure de Celestin Gérard, devenue maintenant un restaurant>. Images : (Archives municipales Vierzon)
Texte : (Gérard Pain)

La coche creuse avec son groin, moi j'ai acheté une pelle !
- Benedictvs
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Re: Petite histoire de ma région
Salut Philippe
Heureusement il y a encore des passionnés de ces belles machines légendaires qui les restaurent et les font tourner .
a chaque foire agricole ici on en voit fonctionner ( quand ça veut bien démarrer
).
Heureusement il y a encore des passionnés de ces belles machines légendaires qui les restaurent et les font tourner .
a chaque foire agricole ici on en voit fonctionner ( quand ça veut bien démarrer
- Cocoche36
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Re: Petite histoire de ma région
Ho dans l'ensemble ça démarre quant même souvent, j'ai un voisin qui était mécano chez Case et qui à maintenant 77 ans.Benedictvs a écrit : sam. sept. 23, 2023 6:53 pm Salut Philippe![]()
Heureusement il y a encore des passionnés de ces belles machines légendaires qui les restaurent et les font tourner .
a chaque foire agricole ici on en voit fonctionner ( quand ça veut bien démarrer).
Il collectionnait les tracteur agricole ancien, il en a eu jusqu’à 67 et tous en état de fonctionner, des sociétés Française, des Mc Cormicks, des Massay F, des Deuz, des Renault, etc...
Il à vendu toute sa collection il y a cinq ans à un gars de l'Est de la France .

La coche creuse avec son groin, moi j'ai acheté une pelle !
Re: Petite histoire de ma région
Ici, en Allier, il y a quelques association de passionnés. Ils rachètent les vieux tracassins qui trainent dans les granges, les restaurent et les refont tourner à la faveur de quelques événement.
C'est chouette car c'est toute une page d'histoire qui est ainsi conservée.
C'est chouette car c'est toute une page d'histoire qui est ainsi conservée.
- Bérus-Brénnus
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Re: Petite histoire de ma région
Ah mince, mon message à foiré...
Sympa ce petit reportage Philippe !
Pareil, vers chez moi , y'a des clubs pour les vieux tracteurs ( y'a des clubs libertins aussi mais c'est pas pas la même huile qui est utilisée... ) .
Il y en am un qui était fabriqué vers chez moi , c'était le " Vendeuvre " , éponyme de la ville où il était fabriqué... ceux qui vont à nigloland et qui traversent cette petite ville peuvent en voir 2 .
Sympa ce petit reportage Philippe !
Pareil, vers chez moi , y'a des clubs pour les vieux tracteurs ( y'a des clubs libertins aussi mais c'est pas pas la même huile qui est utilisée... ) .
Il y en am un qui était fabriqué vers chez moi , c'était le " Vendeuvre " , éponyme de la ville où il était fabriqué... ceux qui vont à nigloland et qui traversent cette petite ville peuvent en voir 2 .
" C'est curieux chez les marins ce besoin de faire des phrases... "
- Cocoche36
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Re: Petite histoire de ma région
Vendeuvre sur Barse dans l'Aube, les établissements Protte qui firent mettre la clef sous la porte de la société Française, en sortant le premier tracteur à moteur diésel .Bérus-Brénnus a écrit : mar. sept. 26, 2023 10:55 am Ah mince, mon message à foiré...
Sympa ce petit reportage Philippe !
Pareil, vers chez moi , y'a des clubs pour les vieux tracteurs ( y'a des clubs libertins aussi mais c'est pas pas la même huile qui est utilisée... ) .
Il y en am un qui était fabriqué vers chez moi , c'était le " Vendeuvre " , éponyme de la ville où il était fabriqué... ceux qui vont à nigloland et qui traversent cette petite ville peuvent en voir 2 .

La coche creuse avec son groin, moi j'ai acheté une pelle !
- Bérus-Brénnus
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Re: Petite histoire de ma région
Cocoche36 a écrit : mar. sept. 26, 2023 6:12 pmVendeuvre sur Barse dans l'Aube, les établissements Protte qui firent mettre la clef sous la porte de la société Française, en sortant le premier tracteur à moteur diésel .Bérus-Brénnus a écrit : mar. sept. 26, 2023 10:55 am Ah mince, mon message à foiré...
Sympa ce petit reportage Philippe !
Pareil, vers chez moi , y'a des clubs pour les vieux tracteurs ( y'a des clubs libertins aussi mais c'est pas pas la même huile qui est utilisée... ) .
Il y en am un qui était fabriqué vers chez moi , c'était le " Vendeuvre " , éponyme de la ville où il était fabriqué... ceux qui vont à nigloland et qui traversent cette petite ville peuvent en voir 2 .
C'est ça !
" C'est curieux chez les marins ce besoin de faire des phrases... "
- BlOpO
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Re: Petite histoire de ma région
Salut Philippe ,
C'est toujours très intéressant de voir les inventions de nos ancêtres ( et la vitesse folle de l'évolution dans tous les domaines pour en arriver à ce que l'on connait aujourd'hui...).
Dans le même esprit ( et j'en avais déjà parlé à certains d'entre vous), voilà le créateur du tout premier véhicule automobile au monde ( Nicolas Joseph Cugnot est né dans mon village d'origine et la réplique de son véhicule à l'échelle 1:1 parcourt les pays depuis quelques années pour faire des démonstrations... Un peu de chauvinisme ne fait pas de mal
).
Nicolas Joseph Cugnot est un ingénieur militaire français, né le 25 février 1725 à Void en Lorraine, et mort le 2 octobre 1804 à Paris, connu pour avoir conçu et réalisé, entre 1769 et 1771, le premier véhicule automobile jamais construit dans le monde.
Bon visionnage :
https://fb.watch/nNSVYIcIxh/
C'est toujours très intéressant de voir les inventions de nos ancêtres ( et la vitesse folle de l'évolution dans tous les domaines pour en arriver à ce que l'on connait aujourd'hui...).
Dans le même esprit ( et j'en avais déjà parlé à certains d'entre vous), voilà le créateur du tout premier véhicule automobile au monde ( Nicolas Joseph Cugnot est né dans mon village d'origine et la réplique de son véhicule à l'échelle 1:1 parcourt les pays depuis quelques années pour faire des démonstrations... Un peu de chauvinisme ne fait pas de mal
Nicolas Joseph Cugnot est un ingénieur militaire français, né le 25 février 1725 à Void en Lorraine, et mort le 2 octobre 1804 à Paris, connu pour avoir conçu et réalisé, entre 1769 et 1771, le premier véhicule automobile jamais construit dans le monde.
Bon visionnage :
https://fb.watch/nNSVYIcIxh/
- Cocoche36
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Re: Petite histoire de ma région
Excellent la vidéo Laurent j'ai apprécié, ce gars était effectivement un précurseur mais il ne fut malheureusement pas le premier, en réalité le premier véhicule à vapeur fut inventé en chine par le prêtre Jésuite Ferdinand Verbiest au alentour de 1670, à la suite de leurs inventions naquirent les locomotives à vapeur et aussi d'autre voiture à vapeur en parallèle au voitures à moteurs à combustion interne au alentours de 1880.

La coche creuse avec son groin, moi j'ai acheté une pelle !
- BlOpO
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Re: Petite histoire de ma région
Je suis bien déçu alors 
Peut-être qu'il considère que c'est le premier Français... Aucune idée sur les détails précis de l'histoire mais google se trompe dans ce cas là
Peut-être qu'il considère que c'est le premier Français... Aucune idée sur les détails précis de l'histoire mais google se trompe dans ce cas là



