Pour ceux qui n'ont pas encore CHAT GPT-4 , je vous conseille de vous connecter et d'essayer.
Bien sûr, cette pseudo intelligente n'est pas très intelligente, mais elle est néanmoins surprenante.
Quand on sait qu'on en est qu'aux balbutiements de la chose, que sera-ce dans quelque années.
Pour ceux qui ont oublié à quelle vitesse les choses peuvent évoluer, ou qui ne réalisent pas l'importance de cette évolution ...
En 1979, j'avais un ordi Atari, les données étaient stockées sur des disquettes souple de 5¼-inch (environ 13 cm/13 cm et de 1,5 mm d'épaisseur).
Ces disquettes pouvaient contenir 90 Ko
Aujourd'hui, 40 ans plus tard, j'ai une clé USB de 16 TO
Donc, ma clé USB minuscule contient 177 777 777 fois plus que mes disquettes.
C'est à dire que, à l'époque, pour avoir une même capacité que ma clé actuelle, j'aurais dû empiler 177 777 777 disquettes.
Comme les disquettes avaient une épaisseur de 1,5 mm cela aurait fait une poutre de 266,6 km de long.
Vous imaginez, si on m'avait dit quand j'avais 25 ans et un ordi à la pointe du progrès, qu'une poutre allant de Paris jusqu'à Châteauroux pourrait un jour être stockée dans ma poche sur un machin plus petit qu'un briquet.
Je ne l'aurais jamais cru.
Si je raconte ça c'est pour dire que CHAT GPT et les autres intelligences artificielles en sont au stade où était le stockage des données à l'époque des disquettes et que l'évolution va être au moins aussi forte. Cela m'époustoufle et cela m'effraie. Je vois malheureusement les bons et les mauvais côtés de la chose, mais personne ne pourra jamais enrayer le progrès.
Donc, j'ai demandé à la bête de m'écrire une première page d'un roman
Je lui ai donné ceci comme consigne de départ:
Je sais que le résultat n'est pas exceptionnel, je ne serais pas fier si c'était moi qui avais écrit ce texte simpliste, mais c'est une machine pas même adolescente qui l'a fait, alors ça donnera quoi dans 10 ans et dans 45 ans ... ?Un paysan rencontre, au milieu de nulle part, un citadin perdu dans les campagne et qui ne comprend rien à la vie rurale. Son vocabulaire est peu adapté à celui des paysans mais un dialogue démarre néanmoins entre les deux hommes.
Voici l'oeuvre de Monsieur "CHAT GPT"
Au milieu d’un après-midi d’été, où la lumière douce du soleil glissait sur les champs dorés et les collines ondulantes de la Provence, Joseph, un paysan robuste au visage tanné par des années de travail sous le ciel ouvert, poussait sa charrette le long d’un sentier de terre. Les cigales chantaient leur mélodie incessante et apaisante, tandis que le vent léger jouait avec les mèches grisonnantes de ses cheveux. La paix de la campagne semblait éternelle et immuable.
Soudain, au détour d’un bosquet de chênes verts, il aperçut une silhouette inhabituelle. Un homme vêtu d’un costume de lin froissé et de chaussures vernies, manifestement mal à l’aise dans ce décor rural, avançait maladroitement. Le citadin, les cheveux en bataille et le visage marqué par une confusion palpable, semblait chercher désespérément quelque chose. Ses pas hésitants trahissaient son ignorance des sentiers rocailleux et des secrets de la terre.
Joseph s’approcha, intrigué par cette apparition incongrue. « Bonjour, l’ami, vous êtes perdu ? » lança-t-il avec un sourire bienveillant.
Le citadin, sursautant légèrement, répondit avec un accent parisien marqué : « Ah, bonjour… oui, je suis complètement perdu. Je cherchais… euh… le château de… comment déjà… ah, Château de Montauban. Mon GPS m’a abandonné, et je… je n’ai aucune idée de où je suis. »
Joseph sourit plus largement, amusé par le désarroi de cet homme visiblement peu habitué aux charmes capricieux de la campagne provençale. « Le Château de Montauban ? Vous êtes bien loin de là, mon brave. C’est de l’autre côté de la vallée, à une bonne heure de marche. »
Le citadin sembla abasourdi. « Une heure de marche ? Mais… c’est insensé ! Je ne suis pas fait pour ce genre de… d’expéditions ! »
Joseph rit de bon cœur. « Ici, les distances ne se mesurent pas en minutes de voiture, mais en pas et en patience. Venez, montez sur ma charrette. Je vais vous y conduire. »
Avec une maladresse touchante, le citadin monta sur la charrette, essayant de ne pas froisser davantage son costume déjà défraîchi. « Merci… euh… comment vous appelez-vous ? »
« Joseph, tout simplement. Et vous, monsieur ? »
« Pierre. Pierre Dupont. Je travaille dans la finance, à Paris. »
Joseph hocha la tête. « La finance… c’est un monde bien différent du nôtre ici. Les seuls chiffres qui comptent pour nous, ce sont ceux des récoltes et des troupeaux. »
Pierre, essayant de trouver un sujet de conversation, demanda : « Et… ces champs, ils produisent quoi ? »
« Du blé, principalement. Mais aussi des lavandes et des oliviers. La terre ici est généreuse, quand on sait l’écouter. »
Pierre, perplexe, répondit : « L’écouter ? Comment écoute-t-on la terre ? »
Joseph sourit, les yeux pétillants de sagesse ancienne. « La terre parle à ceux qui prennent le temps de l’écouter. Elle nous dit quand elle a soif, quand elle est fatiguée. Chaque plante a son langage. C’est un dialogue silencieux, mais profond. »
Pierre regarda autour de lui, essayant de percevoir ce que Joseph décrivait. « C’est… fascinant. À Paris, tout va si vite. Ici, tout semble… si calme, si éternel. »
« C’est une autre vie, une autre vitesse. Ici, le temps est un allié, pas un ennemi. »
La charrette avançait lentement sur le chemin poussiéreux, et peu à peu, Pierre se détendit, laissant les soucis de la ville s’évaporer sous le soleil de Provence. Le dialogue entre les deux hommes se poursuivit, chacun apprenant à connaître l’univers de l’autre, à travers des mots simples mais sincères.
Lorsque finalement ils atteignirent le Château de Montauban, Pierre descendit de la charrette, reconnaissant et transformé. « Merci, Joseph. Vous m’avez montré un monde que je ne connaissais pas. »
Joseph hocha la tête avec un sourire. « Vous êtes toujours le bienvenu ici. La terre a encore beaucoup à vous apprendre, si vous êtes prêt à l’écouter. »
Pierre s’éloigna, le cœur léger, tandis que Joseph reprenait son chemin, savourant la beauté éternelle de sa terre natale. Le soleil continuait de briller sur les champs, témoin silencieux de cette rencontre improbable mais enrichissante, dans l’immensité tranquille de la campagne provençale.




