Le coq est l’un des emblèmes officiels de la France depuis une ordonnance du 30 juillet 1830, qui stipule qu’il doit figurer sur les boutons de manchettes de la garde nationale et surmonter les drapeaux.
La Seconde République l’inscrit sur son sceau officiel.
Puis la Troisième en frappe ses pièces d’or.
Il va ensuite être érigé au sommet de la grille du parc du Palais de l’Élysée.
On y voit un coq, les ailes écartées et la tête relevée, fier forcément.
Cette entrée, plus discrète que la principale, se nomme depuis la « Grille du Coq ».
Mais dans le symbolisme, c’est davantage Marianne qui l’a emportée en matière de notoriété.
Sauf dans les événements sportifs, où le coq est le symbole de plusieurs fédérations (Comité national olympique et sportif français, fédérations de football, de tennis, d’athlétisme, de rugby, de volley, de handball, de natation, de pétanque, de ski, de golf, de bowling, etc.).
Il est l’emblème des Bleus du football depuis 1919.
Clément Tomaszewski, l’un des plus célèbres supporters français, dit « Clément d’Antibes », vient régulièrement dans les stades avec un gallinacé vivant.
Et voilà où il faut chercher cette origine de l’emblème :
En latin, coq se dit « gallus » et Gaulois « Gallus », l’habitant de la « Gallia », la Gaule.
Le jeu de mots perdure donc depuis plus de 2 000 ans.
Une légende de l’époque raconte même que la tribu des Arvernes de Vercingétorix avait fait envoyer à Jules César un coq vivant lors du siège de Gergovie.
Le coq était déjà considéré comme un symbole de combativité et de fierté.
Quelques jours plus tard, alors que le chef romain accueillait le chef gaulois pour négocier, il lui fit servir en guise de repas ce même coq, mariné dans du vin (spécialité romaine à l’époque).
Les soldats romains subiront ensuite une spectaculaire défaite, avant le siège d’Alésia un an plus tard.
Au Moyen Âge le calembour est oublié puis revient chez les Anglais puis les Italiens vers le XIIe siècle.
Les rois de la Renaissance vont le reprendre à leur compte et l’emblème devient vraiment populaire sous la Révolution.
Des conseillers d’État ont même proposé à Napoléon de faire battre une monnaie avec un coq dessus.
Le futur empereur refuse et s’explique :
« Le coq n’a point de force, il ne peut être l’image d’un empire tel que le nôtre. »
Coluche disait, lui :
« Savez-vous pourquoi les Français ont choisi le coq comme emblème ?
C’est parce que c’est le seul oiseau qui arrive à chanter les deux pieds dans la merde. »
Cocoricoooooo !



